L’ESPACE VIDE DE L’IDEE

Le temps du vide,
le temps du plein.

Le geste est le déclencheur.
Répétitif, fastidieux, acharné, léger, futile,
mouvement entêtant et tenace.

Mon esprit vogue au gré des évidements.
D’un coup,
je ne sens plus mes doigts, j’oublie le geste.
Les morceaux s’accumulent, forment des amas sur le sol,
plus ils s’entassent plus mon esprit se libère, vagabonde ;
et plus la méditation devient profonde.

Quelques heures,
mes doigts se réveillent, sentent des picotements.
Le réel m’appelle.

Je contemple cette ville qui tel un mirage vient d’apparaître devant moi.
Ses rues, ses câbles, ses habitations,
prennent subitement un tout autre sens,
elle est habitée d’un calme profond, d’une force inattendue.

L’espace vide de l’idée, série de 7 découpes, papier, 7x (163 x 123) cm, 2013